La Fortuna

Deuxième étape sur quatre de notre périple au Costa Rica. La Fortuna est une sorte de village touristique près du volcan Arenal, qui propose restaurants et activités sportives.

(vidéo en bas)

La deuxième étape de notre voyage nous conduit vers le centre. Nous arrivons en minibus à La Fortuna, près du volcan Arenal, où nous logeons au Selina. C’est une chaine d’auberges de jeunesse qui a aussi un espace coworking, une cuisine, une piscine, un bar, des activités et parfois un restaurant. C’était un endroit très sympa.

La région de la Fortuna est une région pleine d’activités pour touristes, notamment sportives.
Nous avons choisi le canyoning et le rafting pour la journée guidée, puis nous avons fait notre propre itinéraire le second jour avec le trail 68 et la cascade La Fortuna. Voyons ces activités plus en détails.

C’est avec l’agence Desafio que nous avons fait le canyoning et le rafting. Les trajets se font en minibus et à midi nous avons eu un repas de type buffet, vraiment extra, avec seulement des spécialités costaricaines et c’était délicieux.
Le canyoning dans cette région consiste en une randonnée aquatique avec quelques rappels et un saut dans une eau très brune. Il faut dire qu’il n’y avait presque pas d’eau (voir la vidéo) car nous étions à la fin de la saison sèche, donc rien à voir avec le canyoning en Suisse.
Le rafting était très intéressant et nous avions un bon guide qui nous a même parlé des animaux et de certaines plantes qu’on voyait au bord de la rivière pendant notre descente. Au début il y a une petite partie théorique et ensuite on fait du rafting en eau vive.

Le deuxième jour nous nous rendons en taxi au pied du volcan Arenal pour effectuer le trail 1968 (nom qui vient de la date de début de la dernière éruption). En effet, il n’y a pas spécialement de transport en commun qui y mène. L’entrée au « trail » coute environ 15 dollars par touriste ( les locaux ne paient jamais le même prix). C’est un peu bizarre de payer pour faire une randonnée tout seuls, qui d’ailleurs n’est pas très longue, 1h30-2h au maximum. elle fait penser à une promenade dans un jardin botanique car la végétation est assez variée et on marche près des restes de l’éruption et il y a même un petit lac.
Après avoir mangé notre pique-nique à la fin du trail, nous poursuivons en taxi vers la cascade La Fortuna qui est aussi un lieu payant, alors que c’est dans la nature. Alors bon, ils ont construit un escalier de 500 marches, des toilettes, un magasin souvenir etc… pour une petite cascade donc. On s’y est baignés et c’était très froid, mais vu qu’on avait chaud ça passait très bien !

On a réussi à rentrer à pied jusqu’au Selina, pour économiser le taxi et voir du pays :

Il faut dire que La Fortuna est également apprécié pour ses diverses installations de bains thermaux: Baldi, Paradise, Ecotermal, etc.
Toutefois, les locaux se rendent aux thermes naturels dans le lieu qu’ils appellent El Chollin et se baignent dans la rivière chaude.

Puerto Viejo de Talamanca

La côte caribéenne rastafari du Costa rica, première étape sur quatre de notre voyage au Costa Rica avec G Adventures.

(La vidéo tout en bas.)

Puerto Viejo se trouve très proche de la frontière avec le Panama et c’est le seul endroit du pays où l’on nous a dit de faire attention la nuit et de ne pas boire l’eau du robinet.

Etablis au Kaya’s Place, un lodge tout à fait sympa, nous avions une plage de sable noire à portée de main, il suffit de traverser la route et le centre du village rastafari à dix minutes à pied environ.

Dans le village, il y a des sodas (petits restaurants), petits magasins, un supermarché, des locations de vélo, de kayaks etc. Les plats de « casado » (plat typique costaricain) y sont délicieux et particulièrement chez « Lydia’s place ».

Le soir venu, la route principale, qui fait barrière entre les plages et le reste du pays, se transforme en cimetière de crabes. Ceux-ci essayant de rejoindre la mer, la moitié se fait écraser chaque nuit par les voitures. La pluie nettoie tout et le lendemain il ne reste plus rien de ce massacre.

Ah oui, et si vous rentrez le soir du restaurant, il y a de fortes chances de vous faire chatouiller les pieds par ces créatures…

Nous avons loué des vélos et pédalé jusqu’au parc national Manzanillo (encore plus proche de la frontière) qui est précédé d’une magnifique plage. Pour entrer dans le parc, il suffit d’écrire à l’entrée le nombre de personnes qui entrent dans le parc. On s’est promenés un moment là-bas, on a vu des singes, des araignées, des plages de sable blanc désertes, mais quand on a croisé un (petit) serpent sur le chemin, on s’est dit que c’était mieux de rebrousser chemin (vu qu’on s’y connait pas trop en serpents…).

Le jour suivant, nous avons jeté notre dévolu sur l’excusion « Punta Uva Kayaking » qui comprenait une petite randonnée, une petite sortie en kayak sur la rivière et une petite sortie en kayak sur la mer. J’insiste sur les « petites » car les guides, bien que tout à fait sympathiques, n’avaient visiblement pas très envie de travailler et ne nous ont pas emmené vraiment très loin, mais nous avons pu faire les trois activités (que vous retrouvez dans la vidéo).

Vélo et camping en Obwald

Tours des lacs de Lungern et Sarnen

(La suisse à vélo 701 et 702)

Jour 1

Après deux heures de voiture en passant par Berne et Interlaken, on plante la tente sur une petite place, dans un petit camping, dans le petit village de Lungern, au bord du lac du même nom. Le camping Obsee semble être seul dans la région, enfermé entre plusieurs petites montagnes.

Le plus : c’est tranquille et familial.

Le bémol : les commodités sont un ptiiiiii peu loin de l’emplacement des tentes.

On vérifie les vélos, on met les casques, on installe Bibou à l’arrière et c’est parti pour le tour du lac de Lungern (environ 9 km).

La « côte Ouest » est faite de chemins de gravier et la « côte Est » est la route nationale. Des deux côtés,on se sent un peu coincés entre deux montagnes, avec le lac au milieu, mais les couleurs sont à couper le souffle et particulièrement celle du lac.

Le soir, on en profite pour nager du camping jusqu’au radeau.

On teste aussi le parc aquatique monté dans le lac (payant). Très amusant, mais au retour au camping, en passant sur un pont qui enjambe le bout du lac, on voit un poisson mort à la surface de l’eau…

Jour 2

Depuis le même camping, nous partons effectuer le tour du lac de Sarnen. Le trajet est normalement de 18 km, mais depuis le camping, il nous faut d’abord redescendre le lac de Lungern que nous avons longé hier. Puis, le chemin descend pour de bon. Le lac où nous allons se trouve à deux cents mètres en-dessous du précédent.

On s’arrête à Sarnen sur une énorme place de jeux au bord du lac pour Bibou. Les jeux sont originaux : sable partout,circuit d’eau, maisons diverses, parcours. Le paradis des petits.

On reprend la route, côté route. C’est moins charmant. Arrivés à Giswil, on se demande comment on va remonter les deux cents mètres… Vu la descente qu’on a faite, je sais comment sera la montée,c’est-à-dire trop dure. On erre un peu dans la plaine toute plate de Giswil pour trouver une gare. Il y en a une ! Le train nous ramène en 13 minutes à Lungern.


Vélo-Hôtel-Sac-à-dos : trois étapes de la Route du Rhône

Oberwald-Brig-Sierre-Riddes

Jour 1

Comme nous arrivons depuis le canton de Vaud, nous laissons la voiture à Riddes, sur un parking gratuit, devant un bâtiment nommé« cinéma » et « fanfare ».

Nous prenons le train à Riddes, jusqu’à Oberwald, surement la partie la plus chère, car il faut payer 4 billets, 2 pour nous et 2 pour les vélos.

Nous changeons à Brig. Le voyage dure en tout environ 2h40. Le paysage change à vue d’œil. Du Valais romand, la vallée devient de plus en plus étroite, les versants de plus en plus raides, le Rhône de moins en moins large. Ici, la nature semble plus difficile à dompter. Puis,les gens dans le train parlent de plus en plus suisse-allemand.

Nous débarquons à Oberwald en ayant l’impression d’être au bout du monde. D’ailleurs, c’est un« cul-de-sac ». Une montagne se dresse devant nous. Il n’y a plus de route et les voyageurs qui veulent aller plus loin doivent prendre l’auto-train.

Nous déposons nos sac-à-dos dans notre chambre de l’hôtel Alpenhof (Oberwald) où nous sommes très bien accueillis et rangeons les vélos dans le garage.

Nous partons explorer les environs, mais rentrons une heure plus tard car un orage s’est approché…

Le souper à l’hôtel fut notre surprise de l’année : un extraordinaire cordon-bleu (on a BIEN entendu comment le cuisiner a tapé dessus pour l’attendrir) fait maison, des frites extra, des légumes ! Eh oui, en Suisse alémanique on reçoit toujours des légumes avec le repas. Jorge,lui, a opté pour des spare ribs, tout aussi délicieux et bien servis.

Jour 2

En route ! L’étape Oberwald-Brig (numéro2) est un gros morceau, mais magnifique et varié.

Elle nous emmène à la campagne dans la vallée, à la montagne, on monte, on descend, on croise un camping, un taureau, un glacier (qui vend des glaces), un glacier (amas de neige sur le chemin), des fontaines (heureusement car il fait trente degrés), une voiture coincée dans la forêt (?!), d’autres voyageurs à vélo. Le Rhône est petit, clair et limpide.

Nous arrivons après plusieurs heures à l’Hotel Touring à Naters, ville collée à Brig. Il fait tellement chaud que nous allons nous rafraichir à la piscine de Naters qui est quelques rues plus loin. Aaaaaaaaah.

J’ai très mal aux jambes, même quand je ne bouge pas.

Je trouve quand même la force d’aller souper à l’extérieur. Le cordon-bleu de hier a donné envie à Jorge, mais alors il en commande un dans le restaurant que nous avons trouvé. Il est déçu, ce n’est vraiment pas pareil.

Jour 3

Malheureusement, mes jambes n’ont pas pu se reposer suffisamment et elles me font toujours souffrir, même couchée ou assise. Jorge continue l’étape Brig-Sierre, moi je prends le train.

Nous nous retrouvons à la gare de Sierre et partons nous poser à l’hôtel Casino. Comme j’ai trop mal, on ne visite pas les environs.

Heureusement, à la réception de l’hôtel, nous prenons un bon de 20% pour aller au cinéma du même nom, qui se trouve dans le même bâtiment. 

Jour 4

Mes jambes vont mieux, nous reprenons les vélos pour faire la ligne très droite en direction de Riddes.

Cependant, nous faisons une halte aux Iles de Sion où nous retrouvons Papy et Bibou, qui se rafraichissent dans le lac.

En vrai, l’étape continue jusqu’à Martigny, mais nous,nous reprenons la voiture à Riddes.

Un dernier paragraphe pour ajouter que l’étape Martigny-Montreux est elle aussi magnifique et que en plus, entre Bex et Villeneuve, elle est praticable en famille. Nous l’avions faite avec Bibou sur le siège bébé. La piste cyclable longe la rivière, passe par des chemins piétonniers (attention, promeneurs du dimanche) jusqu’au bord du lac. Ensuite, agréable surprise en visitant Villeneuve. C’est tout mignon !


Semaine active en Sardaigne

Via ferrata, Kayak de mer, Kayak de rivière, Hors-bord,Baignade

Je vais parler dans cet article du voyage que nous avons fait en Sardaigne en octobre. Comme j’ai toujours besoin que ce soit bon marché et actif, je prépare les voyages en général moi-même, même si cela prend parfois plus de temps.

Je mets en fin d’article les références du logement et des activités pour les personnes que cela intéresse.

La vidéo en fin d’article reprend tout le voyage et montre à quel point c’est un endroit magnifique.

Nous avons dormi dans une maison d’hôte près d’Alghero, que j’avais choisi pour le prix et la piscine. Malheureusement, la piscine n’était pas en « état de marche », j’aurais râlé, mais comme j’ai été malade je n’aurais de toute façon pas pu me baigner. De plus, pour accéder à cette maison, il faut louer une voiture.

Alghero est une charmante ville au nord-ouest de la Sardaigne qui a été un très bon choix comme point de départ. C’est touristique, mais pas trop, ça reste joli. Le climat est bon et il y a tout ce dont nous avions besoin. Je vous recommande cette partie de la Sardaigne.

J’avais préparé les informations de plusieurs vias ferratas, mais étant donné mes trois jours d’abominable pharyngite et ma promenade dans le labyrinthe du bâtiment des urgences italiennes, nous n’en avons finalement fait que DEUX.

La via ferrata di Giorré, qui se situe à Cargeghe,  à 46 minutes d’Alghero. C’est une via ferrata très latérale et très longue, dont nous n’avons fait qu’une partie parce que je n’étais pas encore tout à fait d’attaque pour la faire en entier. Du coup, le retour a été un peu compliqué, on n’avait aucune idée de là où il fallait passer et on s’est retrouvé aux abords d’une ferme gardée par des chiens qui avaient l’air dangereux. On a réussi à passer à côté finalement.

La plus belle via ferrata que nous avons faite jusqu’à aujourd’hui est celle du Capo Caccia, la via ferrata del Cabirol. Elle est aussi assez latérale et à certains endroits il n’y a pas de câble, mais elle donne tout le temps sur la MER. Magnifique !

Le kayak de rivière :

La plus belle surprise du voyage. On charge les kayaks dans la remorque du bus, on monte dans le bus et il nous abandonne en amont de la rivière, tout seuls ! Alors on y va, on pagaie pendant 6 heures,mais c’est l’aventure, on se serait crus dans la jungle. C’était quand même unpeu long sur la fin, mais cela en valait la peine. Voir la vidéo plus bas !

Le kayak de mer :

Petite demi-journée où on a bien usé nos bras. Après avoir pagayé jusqu’à une petite plage avec de l’eau cristalline, le guide nous a prêté des masques « aliens » qu’on ne connaissait pas encore et qui permettent presque de respirer sous l’eau, car l’eau n’entre pas dans letuba. Alors baignade et snorkeling. Et ensuite, retour au point de départ.

Le hors-bord : quand j’étais en train d’agoniser dans mon lit, Jorge et Tom ont loué un hors-bord, se sont baignés et ont fait des magnifiques prises de vue (voir vidéo), et notamment le moment où une de leurs casquettes s’envole mais qu’ils réussissent à rattraper.

Voilà une petite semaine bien remplie qui s’est terminée par une journée et une nuit à Santa Teresa di Gallura, qui est la ville la plus au Nord de la Sardaigne et que je n’ai pas trouvé intéressante.Elle est grande, chère, pas spécialement belle et c’est simplement un port important, puisque c’est la principale liaison avec la Corse.

Pour ceux qui ont reconnu la musique, c’est les Backstreet boys, qui sont en concert à Zurich en 2019. Le billet coute 200francs, alors moi je les garde pour un vrai voyage !

Références pour les futurs voyageurs :

Logement (Alghero): B&B Castiglias,attention il n’y pas de wifi dans ce logement.

Kayak de mer : je pense qu’il s’agissaitde Sea Kayak Sardinia et si je me souviens bien, le guide était américain.

Kayak sur la rivière : http://www.newkayaksardinia.com


Quelques informations et anecdotes supplémentaires sur nos vacances à Gran Canaria

Comme je le disais dans mon article précédent, la grande Canarie bénéficie d’un été bien prolongé avec un printemps précoce.  En plus de ça, je dois ajouter qu’il y a parfois énormément de vent, ce qui en fait un spot de rêve pour les surfeurs. Malheureusement je ne surfe pas, mais si vous cherchez où surfer, je crois que c’est un endroit parfait pour ça, même mieux que pour la baignade.

Cela vaut la peine de louer une voiture ou de se déplacer autrement dans l’ile. En effet, le nord et le sud sont très différents. Le sud est sec avec de grandes plages et de grands complexes touristiques. Des hôtels immenses, des centre commerciaux de restaurants qui proposent tous des tapas, de la nourriture allemande, italienne, mexicaine, etc… Difficile de faire moins authentique.

Le nord de l’ile est plus nuageux et plus montagneux. Il y a beaucoup plus de végétation, des volcans et des plantations de café, et de bananes, entre autres. De plus, il est important de visiter Las Palmas et de profiter de sa plage.  N’hésitez pas à gouter aux petits restos des rues transversales, même dans les quartiers touristiques. Petite chose à savoir pour ceux qui ont l’habitude de manger tôt: les horaires de repas sont espagnols, c’est-à-dire que les restaurants ouvrent de 13h à 16h environ pour le repas de midi, et le soir ils n’ouvrent jamais avant 20h.

Comme il y a beaucoup de vent, nous avons trouvé plutôt beaucoup de plages du nord où flottait le drapeau rouge, mais elles sont belles quand même. Certaines sont de sable noir, d’autres de galets. Les plages de Maspalomas au sud ont un sable plus clair.

Pour gouter les spécialités, mieux vaut se rendre dans le nord, par exemple à Las Palmas. Les boutiques de souvenirs vendent des spécialités délicieuses : sauces typiques « mojo rojo» et « mojo verde » qui sont des sauces faites avec des poivrons, confitures de papaye, mangue, goyage et fruit du cactus, liqueur de banane et « ronmiel » qui est un alcool au gout de miel de palmiers si je ne me trompe pas. Cela dit, vous les trouvez moins chers et en plus grande quantité dans les supermarchés.

Ah oui, j’allais oublier : Gran Canaria est l’ile du sport. Pas seulement du surf, mais aussi du golf, du cheval, de la course à pied, du vélo, etc. Vous croisez PARTOUT des gens en vêtements de sport ou en train de faire du jogging, du vélo ou du stretching. Nous avons même marché sur une promenade sur laquelle étaient fixés des appareils de fitness.

De plus, il y a TROIS magasins Décathlon sur 30km de distance seulement. Du coup, on en a profité quand il pleuvait 😉

Pour finir, il faut parler de cette phrase que vous entendez partout où vous allez là-bas, à moins d’être vraiment complètement perdu dans la montagne : « Whereareyoufrom ? ».

Au début on joue le jeu, mais bon après quelques jours on commence à saturer un peu. Surtout, si vous ne répondez pas, ils essaient de « deviner » : « español ? alemán ? …. ». Eh oui, la plupart du temps il semblerait qu’il n’y ait pas beaucoup de touristes francophones. Je dis ça parce que les cartes des restaurants sont disponibles en espagnol, allemand, danois, finnois, anglais et norvégien (si je me souviens bien des drapeaux), parfois italien… très rarement en français.

Du coup, Jorge a fini par répondre parfois qu’il était portugais, ce qui est le cas… et ça leur en bouche un coin !

De mon côté, j’ai réfléchi à quelques suggestions pour ne plus s’ennuyer avec ces gens : pourquoi ne pas leur retourner la question ? Y tú, de donde vienes ?!

Et pourquoi pas : « Well… I’m from Venus and my husband is from Mars »….

Diagnostic : c’est une ile petite mais variée où on ne s’ennuie pas, car en général, la météo est bonne , les Canariens sont accueillants et la ville de Las Palmas très animée.

Via ferrata aux Canaries

Comme nous aimons profiter du chaud et du soleil le plus longtemps possible, nous avons choisi d’aller aux Canaries en octobre, ce qui nous permet d’aller pas trop loin mais avec une bonne météo à la fois pour la montagne et pour la plage.

Nous avons loué une voiture, ce qui nous a permis d’explorer presque toute l’ile, car elle n’est pas très grande. Il faut un peu moins de 2h depuis l’aéroport pour se rendre dans les villages les plus reculés. Sinon pour aller à Las Palmas (c’est-à-dire tout au nord) c’est environ 15 minutes et pour aller à Maspalomas (tout au sud) environ 30 minutes.

Le but était de faire de la plage, d’explorer et de faire des via ferratas. D’après Internet, il y en avait une dizaine. Ce que nous avons vu par la suite, c’est que si ces vias étaient praticables en 2016 ou 2017, la plupart ne l’étaient plus en 2018. Apparement, elles ont toutes été démontées sauf deux, faute d’entretien ou d’adaptation aux normes.

Tout d’abord, nous sommes allés sur le site de Bahia Feliz / Tarajillo où se trouvaient les via ferratas nommées « Extraplomix », « Primera luna » et « Jesus Beitia ».  Grâce aux indications trouvées sur différents sites web, nous avons trouvé le lieu de parking et atteint le rocher après environ une heure de marche dans un décor de petits canyons genre far west, tout orange.

L’ « extraplomix » semblait être en état de marche si je puis dire, mais vraiment très rouillée.  Nous ne l’avons pas faite, parce que c’est probablement la via ferrata la plus dure qui existe, car elle n’est quasiment qu’en dévers. La « primera  luna » et « Jesus Beitia » étaient démontées, les noms effacés et un caillou retenait un papier qui expliquait qu’elles ne sont pas aux normes.

Nous avons trouvé un BOUT de via ferrata. Entre la première et la deuxième anciennes vias, il y avait des échelons et un câble tout neuf, où nous sommes montés, mais ça n’a duré que 5 à 10 mètres. Ensuite, il n’y avait rien, nulle part, pas de suite. Alors nous sommes redescendus par le même chemin. Pas bien compris ce que c’était.

Le jour suivant, nous sommes allés sur le site de Tafira Baja dans l’espoir de faire les deux petites via ferratas « Bienmesabe » et « Robenreford ». Le site est assez moche, car à côté d’une autoroute  et de gros pylônes pas très jolis, et pas vraiment dans la nature. Il est au-dessus d’une plantation de bananes et le départ et l’arrivée se font sur un grand ancien parking très glauque.  La « bienmesabe » était démontée, mais l’autre bénéficiait d’un beau câble neuf, pas toujours de la même épaisseur que chez nous, mais ça a très bien été. Attention aux cactus pour remonter au vieux parking.

Pour notre troisième tentative, nous sommes allés sur le site de Tasarte. Nous avons bien trouvé l’endroit et j’ai pu faire une photo du rocher depuis le parking, donc l’approche n’est pas très longue il semblerait. D’après Internet, la via ferrata « Amor cocodrilo » fait partie des deux vias qui n’ont pas été démontées. Mais… il soufflait ce jour-là un vent très fort, je dirais environ 50-60km/h. Nous étions dans la voiture, arrêtés, et elle bougeait beaucoup, nous avions juste envie de redescendre de la montagne avant que le vent nous emporte. Je suis quand même sortie voir où se trouvait le chemin d’approche, mais on n’arrivait pas à marcher droit à cause du vent, alors on a dû rentrer.

Notre regret est que la via « Mirando al mar soñé» était (d’après une récente vidéo sur Youtube) également démontée. En effet, elle était au-dessus de la mer et cela devait être un endroit magnifique pour une via ferrata,  à l’instar de la via de Capo Caccia en Sardaigne.

En conclusion, je dirais que c’est bien dommage d’ouvrir partout des vias ferratas sur l’ile en 2015-2016 et de les fermer l’année d’après.

Ci-dessus, le site de la via « Robenreford » et ci-dessous le site de la via « Amor cocodrilo ».